Cities and wonders/Villes et merveilles: call for stories and illustrations/appel à textes et illustrations

(English version below)

Que se passe-t-il quand le merveilleux s’invite dans la ville moderne ? Les fées et les dieux s’acclimatent-ils sans peine au XXIe siècle ? Et les dragons ne risquent-ils pas d’entrer en collision avec les avions ?

Pour son second numéro, Fantasy Art and Studies vous invite à proposer vos meilleurs récits de Fantasy urbaine, qu’ils soient drôles, étranges ou fascinants. Faites-nous (re)découvrir nos villes modernes sous un nouveau jour, infusé par les mythes et la magie. Montrez-nous ce qui se cache dans les recoins insoupçonnés de nos cités : lieux portant encore l’empreinte de Faërie, dieux anciens marchant parmi les hommes, contes de fées qui prennent vie,…

Vos nouvelles (6-7 pages maximum), en français ou en anglais, sont à envoyer au format .doc, police Times New Roman corps 12, interligne simple, avant le 20 décembre 2016 31 janvier 2017 à fantasyartandstudies@outlook.com

Nous recherchons également des illustrations. Si vous avez l’âme d’un dessinateur, envoyez-nous vos œuvres au format JPEG avant le 10 janvier 2017.

What happens when wonder invites itself in the modern city? Do fairies and gods settle well in the 21st century? And don’t dragons risk colliding with planes?

For its second issue, Fantasy Art and Studies invites you to submit your best Urban Fantasy short stories, whether they are funny, weird or intriguing. Make us (re)discover our modern cities in a new light, infused by myth and magic. Show us what hides in our cities’ unsuspected corners: places still bearing the mark of Faërie, ancient gods walking among humankind, fairy tales coming to life,…

 Your stories (6 to 7 pages maximum), in English or French, are to be sent in .doc format, Times New Roman 12 points, single line spacing, before December 20th 2016 January 31st 2017 to fantasyartandstudies@outlook.com

We are also looking for illustrations. If you have the soul of a graphic artist, send us your work in JPEG format before January 10th 2017.

Publicités

Cities and wonders/Villes et merveilles: call for papers/appel à contributions

(English version below.)

L’appel à contributions pour le deuxième numéro de Fantasy Art and Studies est désormais ouvert.

À rebours de l’image véhiculée par les médias qui voudraient faire d’elle un genre centré sur des univers d’inspiration médiévale, la Fantasy a depuis les années 1980 largement investi le monde contemporain et, en particulier, la ville moderne. Dès 1984, Charles de Lint propose avec Moonheart un récit mêlant magie, créatures de l’Autre monde, et thriller en plein Ottawa. Trois ans plus tard, c’est au tour d’Emma Bull, avec War for the Oaks, de faire entrer les fées dans le Minneapolis du XXe siècle, tandis qu’en parallèle l’éditrice Terri Windling développe l’univers partagé de The Borderland Series. La Fantasy urbaine était née. Depuis, on a pu découvrir des chefs-d’œuvre de ce sous-genre, tels Neverwhere et American Gods de Neil Gaiman ou encore Le Dernier magicien de Megan Lindholm. La Fantasy urbaine a également envahi le petit écran, avec notamment la série Once Upon a Time, et l’adaptation télévisée de The Dresden Files, ainsi que la bande dessinée, avec, entre autres, Fables de Bill Willingham.

Devenue un des sous-genres majeurs de la Fantasy, la Fantasy urbaine n’est cependant pas sans poser de nombreux problèmes de définition. En effet, en plaçant ses intrigues dans la ville moderne et, de ce fait, en faisant surgir le surnaturel dans « notre » monde, elle rebat les cartes de la séparation entre Fantasy et Fantastique. L’émerveillement frôle parfois l’horreur et le macabre, en réutilisant des schèmes gothiques, comme le faisait déjà Charles de Lint dans Moonheart.

Par ailleurs, le recours récurrent au principe de société ou de dimension parallèle pour figurer la Faërie (l’Autre monde ou Monde des esprits chez Charles de Lint, le Londres d’En-bas de Neverwhere, ou encore la Faërie comme Nouvelle Erewhon et univers parallèle dans La Guerre des Fleurs de Tad Williams), ainsi que, dans certains récits, l’exploration de la notion d’altérité sous une forme qui rappelle la thématique du mutant (voir le cycle de Frontier de Léa Silhol), rendent aussi la Fantasy urbaine proche de la Science-fiction.

On observe également une prépondérance de récits intégrant une intrigue policière.

La Fantasy urbaine apparaît ainsi comme un sous-genre de la limite, jouant sur la frontière entre les genres de l’Imaginaire, mais également entre monde moderne désenchanté et monde merveilleux.

Les contributions proposées pourront notamment s’interroger :

– sur ces multiples jeux de frontière, et sur la manière dont la Fantasy urbaine (ré)introduit le merveilleux dans la ville moderne. Quel est le sens de ce retour des fées et des dieux dans un monde qui ne croit plus en eux ?

– sur les liens que la Fantasy urbaine entretient avec les fictions urbaines du XIXe et du XXe siècles et avec la littérature policière

Vos articles (5-6 p. maximum) en anglais ou en français sont à envoyer au format .doc, police Times New Roman corps 12, interligne simple, avant le 20 décembre 2016 31 janvier 2017 à fantasyartandstudies@outlook.com

Fantasy Art and Studies second issue call for papers is now open.

Although media keep presenting Fantasy fiction as a genre focused on medieval-inspired worlds, Fantasy has largely invested the contemporary world since the 1980s, especially the modern city. In 1984, Charles de Lint offers with Moonheart a story blending magic, creatures from the Otherworld, and thriller right in the middle of Ottawa. Three years later, Emma Bull, with War for the Oaks, makes the fairies enter 20th century Minneapolis, while editor Terri Windling develops the shared universe of The Borderland Series. Urban Fantasy was born. Since then, we have discovered masterpieces of this subgenre, such as Neil Gaiman’s Neverwhere and American Gods or Megan Lindholm’s Wizard of the Pigeons. Urban Fantasy has also invaded the small screen, namely with the TV series Once Upon a Time and the TV adaptation of The Dresden Files, as well as comics, with for instance Bill Willingham’s Fables.

Now one of the major Fantasy subgenres, Urban Fantasy however arises the issue of the definition of Fantasy. Indeed, by placing its narratives in the modern city and, thus, by making the supernatural occur in “our” world, it reshuffles the cards in the separation between Fantasy and Fantastique/Gothic fiction. Wonder sometimes borders horror and the macabre, reusing Gothic schemes, as it was already the case in Charles de Lint’s Moonheart.

Besides, the recurring use of the principle of a parallel society or dimension to represent Faërie (the Otherworld or Spiritworld in Charles de Lint’s fiction, London Below in Neverwhere, or Faërie as New Erewhon and parallel universe in Tad Williams’s War of the Flowers), as well as, in some narratives, the exploration of alterity in a way which reminds of the mutant theme (see for instance Léa Silhol’s Frontier series in French), also make Urban Fantasy close to Science-Fiction.

It can be similarly observed that many stories include a thriller plot.

Urban Fantasy consequently appears as a borderline subgenre, playing on the frontier between the different imaginative fiction genres, but also between the disenchanted modern world and the marvellous one.

 You might question (but not exclusively):

– these multiple frontier games, and the way Urban Fantasy (re)introduces wonder in the modern city. What is the sense of this return of fairies and gods in a world which no longer believes in them?

– the links between Urban Fantasy and the 19th and 20th century urban fictions, or/and detective/crime literature.

 Papers (5 to 6 pages maximum) in English or French are to be sent in .doc format, Times New Roman 12 points, single line spacing, before December 20th 2016 January 31st 2017 to fantasyartandstudies@outlook.com