Science Fantasy: Appel à contributions/Call for papers

(English version below)

Des chevaliers qui combattent un seigneur ténébreux pour rétablir la justice en utilisant une mystérieuse force mystique, et volent au secours de demoiselles en détresse… Voici un scénario qui sonne bien familier aux amateurs de Fantasy, et pourtant tout ceci se passe dans une galaxie très très lointaine, où les épées sont des sabres lasers et où les armes de guerre peuvent détruire des planètes entières. À bien des égards, Star Wars semble se situer sur cette frontière floue qui sépare la Science-fiction de la Fantasy, et sur laquelle s’est progressivement constitué ce que certains nomment la Science Fantasy. Celle-ci serait un sous-genre de la Fantasy selon les uns, de la Science-fiction selon les autres, et regrouperait des œuvres qui intègrent des éléments de Fantasy dans un univers typiquement SF, ou inversement des éléments de SF dans un univers de Fantasy. Les planetary romances, tels la série Barsoom d’Edgar Rice Burroughs, le cycle La Ballade de Pern d’Ann McCaffrey, ou encore celui de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley, sont souvent cités en exemple de ce brouillage des genres avec leurs intrigues situées sur une autre planète où le merveilleux et l’inimaginable interviennent sous des dehors plus ou moins rationalisés. Les pouvoirs magiques deviennent des pouvoirs psioniques, tandis que les sociétés présentées évoquent l’époque médiévale, la technologie en plus.

Ailleurs, ce sont les comics de super-héros et leurs adaptations qui brouillent les cartes. Où classer Thor ou Wonder Woman, le premier mettant en scène l’un des plus célèbres dieux scandinaves tout en faisant d’Asgard une autre planète, et le second s’inspirant de la mythologie grecque, à commencer par le mythe des Amazones ? Sans oublier que Superman est souvent auréolé d’une aura divine, ce que rappelle le titre du jeu Injustice : Gods among us. Et que dire de Doctor Strange, super-héros maître dans les arts mystiques ?

Que ce soit en littérature, au cinéma ou en bande dessinée, quantité d’œuvres viennent interroger l’idée même de frontière entre les genres de l’imaginaire. Qu’est-ce qui sépare véritablement la Fantasy de la Science-fiction ? Comment définir les œuvres qui semblent mêler des éléments de l’une et de l’autre ? Et enfin le vocable Science Fantasy a-t-il pleinement lieu d’être, ou ce terme n’a-t-il été forgé que par méconnaissance de ce qui définit vraiment la Fantasy d’une part, et la Science-fiction d’autre part ?

Pour son troisième numéro, Fantasy Art and Studies vous invite à répondre à ces questions et poursuit ainsi son exploration de la porosité des frontières entre la Fantasy et les autres genres de l’imaginaire.

Vos articles (5-6 pages maximum), rédigés en anglais ou en français, sont à envoyer au format .doc, police Times New Roman corps 12, interligne simple, avant le 1er juillet 2017, à fantasyartandstudies@outlook.com

 

Knights use mystic force to fight injustice and an evil lord, and come to the rescue of young maidens… This scenario sounds familiar to Fantasy fans. However all actions take place in a galaxy far, far away, where swords are replaced by light sabers, and war machines can destroy entire planets. Star Wars obviously challenges the distinction between Fantasy and Science Fiction, as it includes typical Fantasy elements in a Science Fiction setting. We are here closer to what some people call Science Fantasy, a kind of fiction that is both defined as a Fantasy and a Science Fiction subgenre. Planetary romances, such as Edgar Rice Burroughs’s Barsoom series, Ann McCaffrey’s Dragonriders of Pern series, or Marion Zimmer Bradley’s Darkover series, are often mentioned as examples of Science Fantasy, since their stories take place on another planet where the marvellous becomes more or less rationalized. In these works, wizardry is explained by local evolution, while magical powers are reinterpreted as psionic powers. The depicted societies are generally medieval, despite the presence of more advanced technology.

Elsewhere, superhero comic books and their movie adaptations confuse the issue of genre classification in imaginative fiction. Are Thor and Wonder Woman to be considered as Fantasy or as Science Fiction? Indeed the first one follows the adventures of the most famous Northern god in his dealings with both mythological creatures and alien threats on Earth, while suggesting that Asgard might be another planet. The latter heavily relies on Greek mythology, especially the myth of the Amazons, but Wonder Woman is also a member of the Justice League of America, the leader of which is Superman, an alien. Besides Superman is even blessed with a heavenly aura. This is emphasized for instance in the title of the video game Injustice: Gods among us. And what about Doctor Strange, a superhero and master of the mystic arts?

Whether in literature, movies or comics, there are plenty of works that question the frontier between the different genres of imaginative fiction. What makes Fantasy distinct from Science Fiction? How can we define the works that combine elements from both genres? And is the term “Science Fantasy” actually relevant or has it been forged because of a misconception of what Fantasy and Science Fiction really are?

 For its third issue, Fantasy Art and Studies invites you to submit papers that answer these questions, and thus keeps exploring the permeability of the borders between Fantasy and the other imaginative fiction genres.

 Your papers (5-6 pages maximum), in English or French, are to be sent in .doc format, Times New Roman 12 points, single line spacing, before July 1st 2017 at fantasyartandstudies@outlook.com

Cities and wonders/Villes et merveilles: call for papers/appel à contributions

(English version below.)

L’appel à contributions pour le deuxième numéro de Fantasy Art and Studies est désormais ouvert.

À rebours de l’image véhiculée par les médias qui voudraient faire d’elle un genre centré sur des univers d’inspiration médiévale, la Fantasy a depuis les années 1980 largement investi le monde contemporain et, en particulier, la ville moderne. Dès 1984, Charles de Lint propose avec Moonheart un récit mêlant magie, créatures de l’Autre monde, et thriller en plein Ottawa. Trois ans plus tard, c’est au tour d’Emma Bull, avec War for the Oaks, de faire entrer les fées dans le Minneapolis du XXe siècle, tandis qu’en parallèle l’éditrice Terri Windling développe l’univers partagé de The Borderland Series. La Fantasy urbaine était née. Depuis, on a pu découvrir des chefs-d’œuvre de ce sous-genre, tels Neverwhere et American Gods de Neil Gaiman ou encore Le Dernier magicien de Megan Lindholm. La Fantasy urbaine a également envahi le petit écran, avec notamment la série Once Upon a Time, et l’adaptation télévisée de The Dresden Files, ainsi que la bande dessinée, avec, entre autres, Fables de Bill Willingham.

Devenue un des sous-genres majeurs de la Fantasy, la Fantasy urbaine n’est cependant pas sans poser de nombreux problèmes de définition. En effet, en plaçant ses intrigues dans la ville moderne et, de ce fait, en faisant surgir le surnaturel dans « notre » monde, elle rebat les cartes de la séparation entre Fantasy et Fantastique. L’émerveillement frôle parfois l’horreur et le macabre, en réutilisant des schèmes gothiques, comme le faisait déjà Charles de Lint dans Moonheart.

Par ailleurs, le recours récurrent au principe de société ou de dimension parallèle pour figurer la Faërie (l’Autre monde ou Monde des esprits chez Charles de Lint, le Londres d’En-bas de Neverwhere, ou encore la Faërie comme Nouvelle Erewhon et univers parallèle dans La Guerre des Fleurs de Tad Williams), ainsi que, dans certains récits, l’exploration de la notion d’altérité sous une forme qui rappelle la thématique du mutant (voir le cycle de Frontier de Léa Silhol), rendent aussi la Fantasy urbaine proche de la Science-fiction.

On observe également une prépondérance de récits intégrant une intrigue policière.

La Fantasy urbaine apparaît ainsi comme un sous-genre de la limite, jouant sur la frontière entre les genres de l’Imaginaire, mais également entre monde moderne désenchanté et monde merveilleux.

Les contributions proposées pourront notamment s’interroger :

– sur ces multiples jeux de frontière, et sur la manière dont la Fantasy urbaine (ré)introduit le merveilleux dans la ville moderne. Quel est le sens de ce retour des fées et des dieux dans un monde qui ne croit plus en eux ?

– sur les liens que la Fantasy urbaine entretient avec les fictions urbaines du XIXe et du XXe siècles et avec la littérature policière

Vos articles (5-6 p. maximum) en anglais ou en français sont à envoyer au format .doc, police Times New Roman corps 12, interligne simple, avant le 20 décembre 2016 31 janvier 2017 à fantasyartandstudies@outlook.com

Fantasy Art and Studies second issue call for papers is now open.

Although media keep presenting Fantasy fiction as a genre focused on medieval-inspired worlds, Fantasy has largely invested the contemporary world since the 1980s, especially the modern city. In 1984, Charles de Lint offers with Moonheart a story blending magic, creatures from the Otherworld, and thriller right in the middle of Ottawa. Three years later, Emma Bull, with War for the Oaks, makes the fairies enter 20th century Minneapolis, while editor Terri Windling develops the shared universe of The Borderland Series. Urban Fantasy was born. Since then, we have discovered masterpieces of this subgenre, such as Neil Gaiman’s Neverwhere and American Gods or Megan Lindholm’s Wizard of the Pigeons. Urban Fantasy has also invaded the small screen, namely with the TV series Once Upon a Time and the TV adaptation of The Dresden Files, as well as comics, with for instance Bill Willingham’s Fables.

Now one of the major Fantasy subgenres, Urban Fantasy however arises the issue of the definition of Fantasy. Indeed, by placing its narratives in the modern city and, thus, by making the supernatural occur in “our” world, it reshuffles the cards in the separation between Fantasy and Fantastique/Gothic fiction. Wonder sometimes borders horror and the macabre, reusing Gothic schemes, as it was already the case in Charles de Lint’s Moonheart.

Besides, the recurring use of the principle of a parallel society or dimension to represent Faërie (the Otherworld or Spiritworld in Charles de Lint’s fiction, London Below in Neverwhere, or Faërie as New Erewhon and parallel universe in Tad Williams’s War of the Flowers), as well as, in some narratives, the exploration of alterity in a way which reminds of the mutant theme (see for instance Léa Silhol’s Frontier series in French), also make Urban Fantasy close to Science-Fiction.

It can be similarly observed that many stories include a thriller plot.

Urban Fantasy consequently appears as a borderline subgenre, playing on the frontier between the different imaginative fiction genres, but also between the disenchanted modern world and the marvellous one.

 You might question (but not exclusively):

– these multiple frontier games, and the way Urban Fantasy (re)introduces wonder in the modern city. What is the sense of this return of fairies and gods in a world which no longer believes in them?

– the links between Urban Fantasy and the 19th and 20th century urban fictions, or/and detective/crime literature.

 Papers (5 to 6 pages maximum) in English or French are to be sent in .doc format, Times New Roman 12 points, single line spacing, before December 20th 2016 January 31st 2017 to fantasyartandstudies@outlook.com

Appel à contributions / Call for papers: Beyond Tolkien/Par-delà Tolkien

(English version below)

L’appel à contributions pour le premier numéro, Beyond Tolkien/Par-delà Tolkien, est désormais ouvert.

Depuis la publication du Seigneur des Anneaux en 1954-1955, l’œuvre de Tolkien tient une place prééminente en Fantasy, tant sur le plan éditorial (quatrièmes de couverture comportant la mention « Le meilleur cycle de Fantasy depuis Tolkien ») que sur le plan des études critiques du genre. L’aura de l’œuvre tolkienienne a par ailleurs durablement associé dans l’opinion publique et médiatique Fantasy et monde médiéval fantastique, comprenant un bestiaire largement stéréotypé (Elfes, Nains, Orques, Mages) et un univers inspiré des mythologies nordiques. Les adaptations cinématographiques du Seigneur des Anneaux et du Hobbit par Peter Jackson ont renforcé auprès du public l’identité entre Fantasy et fiction tolkienienne, au point d’éclipser une bonne part de la production dans le domaine. En dehors de la Fantasy jeunesse (Harry Potter, Narnia, A la croisée des mondes), seul Le Trône de fer de George R. R. Martin semble tirer son épingle du jeu, grâce à la médiatisation qu’il reçoit via son adaptation en série TV, Game of Thrones, alors que l’œuvre de Tolkien demeure l’œuvre de Fantasy la plus connue du grand public.

Pourtant si les étals des libraires se couvrent principalement de cycles du même acabit, il arrive quelquefois de découvrir un roman sortant des sentiers battus, et les catalogues des éditeurs spécialisés sont loin d’être aussi monolithiques. Une question émerge donc : mais qu’y a-t-il au-delà de l’œuvre de Tolkien ? Que cache l’ombre écrasante du Seigneur des Anneaux ? Autrement dit, de quoi se compose vraiment la Fantasy d’aujourd’hui ? Quels sont les courants et les lignes de force qui traversent désormais le genre ?

Les contributions proposées pourront aborder ces questions au choix :

– sous l’angle de l’hybridation et du débordement de la Fantasy sur d’autres genres (Science-Fiction, Fantastique, fiction policière, historique),

– sous l’angle de l’héritage et des ruptures vis-à-vis de Tolkien,

– sous l’angle du retour aux sources (mythes, contes,…).

 

Vos contributions (5 à 6 pages maximum) en anglais ou en français devront nous parvenir au format .doc, police Times New Roman corps 12, avant le 30 mars 2016 15 mai 2016 à l’adresse suivante : fantasyartandstudies@outlook.com.

 

Call for papers for the first issue, Beyond Tolkien/Par-delà Tolkien, is now open.

Since the publication of The Lord of the Rings in 1954-1955, Tolkien’s work holds a prominent position in Fantasy fiction, in the editorial discourse (back covers bearing the mention “The best fantasy series since Tolkien”) as well as in the critical discourse on the genre. Besides, the aura of Tolkien’s work has long established, in the public and the media, the association of Fantasy with medieval fantastic worlds, comprising a largely stereotyped bestiary (Elves, Dwarves, Orcs, Wizards) and a universe based on Norse mythologies. The movie adaptations of The Lord of the Rings and The Hobbit by Peter Jackson have reinforced the identity of Fantasy and tolkienian fiction among the public, so much as to eclipse a large part of the production in the genre. Children Fantasy works set apart (Harry Potter, Narnia, His Dark Materials), only George R. R. Martin’s A Song of Ice and Fire seems to emerge, thanks to the advertising it has gained through its TV adaptation, Game of Thrones, while Tolkien’s work remains the best known Fantasy work.

However, if the bookshop shelves are mainly lined with similar book series, sometimes can be found a novel which gets off the beaten track, and specialized publishers’ catalogues are far from being so monolithic. So a question arises: but what is beyond Tolkien’s work? What does the overwhelming shadow of The Lord of the Rings hide? In other words, what is today’s Fantasy really made of? What are the main currents and lines of force which nowadays innerve the genre?

You are invited to approach these questions from:

– the perspective of hybridisation and the overflowing of Fantasy on other genres (Science-fiction, Fantastique/Gothic, Crime fiction, Historical fiction,…),

– the perspective of heritage and disruptions vis-à-vis Tolkien,

– the perspective of a return to the roots (myths, fairy tales,…).

 

Papers (5 to 6 pages long maximum) in English or French are to be sent in .doc format, Times New Roman 12 point font, before March 30th 2016 May 15th 2016 to fantasyartandstudies@outlook.com.